Je suis Ersin, photographe de mariage en Île-de-France. Sur chaque mariage, Sevda, mon épouse, m’accompagne — non pas derrière un boîtier, mais aux côtés de la mariée. Depuis 2020, nous avons suivi plus de soixante journées ensemble.
Comment j’en suis arrivé là
Tout a commencé avec des appareils jetables, puis l’argentique emprunté à mon père — et le jour où j’ai enfin pu m’acheter mon propre boîtier, je n’ai plus arrêté. Voyages, plongée, randonnée : je photographiais tout ce qui passait.
Le premier mariage est arrivé presque par hasard, par des amis. J’y ai découvert quelque chose que le paysage ne donne pas : une journée qui ne se rejoue pas, où chaque regard compte et où l’on n’a pas droit à une seconde prise. C’est devenu mon métier.
Et j’ai vite compris que le plus difficile n’était pas technique. C’était de mettre à l’aise des gens qui, pour la plupart, n’ont jamais été photographiés de leur vie.
Une belle photo, tout le monde en réussit une. Ce qui est difficile, c’est de tenir quatorze heures d’affilée : la chambre sombre du matin, la cérémonie à contre-jour, le plein soleil de midi, la piste de danse au flash.
Ersin
Sevda, aux côtés de la mariée
C’est la particularité de notre façon de travailler, et c’est souvent ce dont les mariées nous reparlent après.
La robe, le voile, la traîne
Sur les photos de couple, quelqu’un doit replacer la traîne entre chaque prise, tenir le voile dans le vent, vérifier un pli. Sevda s’en charge — pendant que je reste concentré sur le cadre et la lumière.
Une présence rassurante
Neuf mariées sur dix nous disent qu’elles ne sont pas à l’aise devant un objectif. Avoir une femme à ses côtés, qui explique, qui rassure et qui trouve les mots, change complètement le déroulé de la séance.
Le lien avec les familles
Pendant que je photographie, Sevda rassemble les groupes, va chercher la grand-mère restée à table, prévient quand un moment approche. Rien ne se perd dans l’agitation.
En français comme en turc
Nous travaillons dans les deux langues. Pour guider les aînés pendant les photos de groupe, ou suivre une cérémonie qui mêle les traditions, ça change tout.
Ma façon de photographier
Je ne dirige presque pas. Mon travail consiste à ce que vous m’oubliiez : je me place autour de vous, j’anticipe, et je laisse la journée se dérouler. Les meilleures images sont celles que personne n’a posées.
Les seuls moments où je vous guide, ce sont les portraits de couple — et là encore, avec des indications simples et concrètes. Jamais « faites comme si vous étiez naturels ».
Si l’appréhension est forte, la séance d’engagement avant le mariage est faite pour ça : une heure et demie à deux, sans enjeu. Le jour J, l’appareil ne vous fait plus rien.
Une journée avec nous
Le déroulé n’est jamais identique, mais la méthode l’est.
Un café ou un appel pour parler du déroulé, du timing, des personnes à ne pas manquer. Je repère votre lieu et j’identifie les abris utilisables s’il pleut.
Les préparatifs, les détails, la robe, les alliances — et la première réaction des proches.
En silence, sans jamais passer devant. Les mariés, mais aussi les visages de la salle.
Trente à quarante minutes, pas davantage. C’est votre journée, pas une séance photo. Sevda veille à la robe et au voile pendant que je photographie.
Je reste tant qu’il se passe quelque chose. Les premiers aperçus vous arrivent souvent avant la fin de la fête.
La galerie complète, chaque photo retouchée une par une. C’est un engagement, pas une estimation.
Parlons de votre mariage
Dites-nous votre date et votre lieu, nous répondons sous 24 heures.